Accueil > Accès par artistes > . A Flots perdus

Accès rapide

Accès par artistes

. A Flots perdus

A Flots perdus : Florence Rizzo et Alain Rangon, couple d'artistes arlésiens, sont des artistes passeurs...


Nés d'une chute, les bois flottés et les verres dépolis, confrontés aux éléments naturels, se sont fragmentés et séparés de leurs parties les plus faibles, perdant ainsi leur identité d'arbre et de bouteille pour redevenir matières natives : Bois et verre.

 

Tous deux, en osmose totale, marient ces matériaux aux formes primitives en modifiant leurs volumes sans en altérer ni l'essence, ni l'équilibre. Portés à la pleine lumière, autrement animés, ils renaissent, métamorphosés en œuvres d'art dont le statut est d'être objets. Déclinés en ensorcelants miroirs, délicats vases, altiers bougeoirs, pendules à géométries variables, lampes surréalistes, tables sobres, patères ouvragées... Ces souvenirs persistants d'arbres et de bouteilles acquièrent une nouvelle fonctionnalité pour se réinsérer dans l'intimité et le quotidien de chacun.

 

« L'humanité est un bois flotté, elle n'a de sens que pour celui qui la ramasse et lui donne corps »

. A Flots perdus

Les oeuvres proposées par . A Flots perdus

. A Flots perdus - Anubis
Anubis

. A Flots perdus - Arlésien
Arlésien

. A Flots perdus - Felix
Felix

3 résultats

Biographie de . A Flots perdus

Naissance de l'exposition « le sac et le ressac »

« Bois flottés. Lors des « coups de mer hivernaux », les vagues enjambent allègrement les digues pour déferler sur les terres salées, poussant et traînant avec elles, en elles, d'énormes bois flottés que l'on trouve parfois à des centaines de mètres du rivage, esseulés. Le sac et le ressac rythment notre marche, de longues plages de sables fin s'intercalent entre des sites protégés par les épis de pierres où la végétation vient de prendre racine dans la mer... »

« Verres dépolis. Côte d' Azur, hiver, 13 heures. L'air iodé nous saute aux narines, dans cette crique aux fonds marins bleu profond cernée de rochers déchiquetés, le sable est rare, le galet roi et les vagues émettent un doux bruit de concassage. Contrairement aux bois flottés, pour glaner les verres dépolis, la marche est utile. Il faut savoir s'arrêter et longuement fouiller « les yeux dans les galets » pour dénicher. Dans l'eau, ils brillent de mille feux mais le sac et le ressac les balaient avant qu'on puisse les saisir... »

Dans le cadre de l'exposition « Le sac et le ressac », A Flots perdus présente diverses oeuvres en bois flottés et verres dépolis mises en scène dans un espace poétique.

Objectif : exprimer l'émergence des matériaux naturels « Bruts de mer » dans le paysage artistique contemporain, cette exposition se propose de révéler et de mettre en valeur leur travail sur la nature et le temps. Outre les bois flottés et verres dépolis, en périphérie des oeuvres, d'autres « rendus de la mer » (métaux, minéraux...) sont également visibles.

Valoriser ce patrimoine, proposer une découverte sensorielle et sensuelle de ces matériaux maritimes, susciter un regard, enseigner un geste tout à la fois sensible et écologique, tels sont les objectifs artistiques et pédagogiques de cette exposition.

Le public, au cours de sa visite dans cet univers à la fois familier et singulier, au rythme du sac et du ressac, marchera dans leurs pas de glaneurs. Chemin faisant, il découvrira leurs oeuvres comme ils le font avec les bois flottés et les verres dépolis lorsqu'ils arpentent les plages sauvages en hiver. L'originalité de l'expression artistique, sa richesse, lui permettra d'apprécier le potentiel créatif de ces matières et leurs plastiques envoûtantes.

Sensibilisé à la poésie du contexte, il pourra comprendre cette lente résurrection dont les artistes sont les témoins et qui est au coeur de leur travail.

50 à 80 oeuvres (selon la surface de la salle) posées sur des découpes de voiles,
• Pièces de bois flotté brutes,
• Photographies de Camargue exposées sur des supports en bois flottés et verres dépolis,
• Manifeste Poétique Fondateur d' « A Flots Perdus»,
• Support bibliographique : féeries des bois, texte Marie Mauron, photographies Robert Magnan, 1966,
• Ambiance sonore : Le sac et le ressac, le vent, chants des marais,
• Fleurs sèches camarguaises, fleurs fraîches.